Le principe d’accumulation des actions - 12

 Les actes contradictoires ou unitifs s’accumulent en toi. Si tu répètes tes actes d’unité intérieure, rien ne pourra plus t’arrête


Ce principe  veut dire que tout acte qui est réalisé demeure enregistré dans la mémoire et que, à partir de là, il influence les autres voies. C’est pourquoi, la répétition d’actes qui donnent unité intérieure ou qui engendrent la contradiction, forment peu à peu une conduite qui conditionne les actions postérieures dans l’un de ces deux sens.

Répéter les actes d’unité intérieure signifie exercer les principes dans la vie quotidienne. Cela laisse aussi entendre qu’il ne s’agit pas de la répétition d’un acte (ou d’un principe isolé), mais d’un ensemble d’actes d’unité intérieure.

Sans aucun doute, en exerçant tous les principes nous trouvons une discipline intégrale, capable de transformer progressivement notre condition souffrante en un nouveau mode de vie ayant une unité intérieure croissante, et donc, un bonheur croissant.

Parfois, la vie d’une personne ou d’un ensemble humain se construit en additionnant des actes contradictoires. Il arrive aussi que, pendant un certain temps, de nombreux résultats favorables soient obtenus ; mais, tôt ou tard, la catastrophe se produira, parce que la base de toute cette vie est fausse. Bien des gens ne voient que les anecdotes réussies mais ne parviennent pas à comprendre le processus de cette vie là, et, surtout, son absurde finalité.

Racontons une légende qui illustre l’accumulation d’actes contradictoires :

 

Conte :

Un prince orgueilleux décida de construire une tour gigantesque qui atteindrait le ciel. Pour ce faire, il réunit un tiers de ses hommes et leur ordonna d’effectuer ce travail.

A l’exception des sages, la population était corrompue comme son prince. Ce royaume était rapace envers ses voisins et vaniteux quant à ses richesses.

Les années passèrent et la construction arriva jusqu’aux nuages. Mais à mesure qu’elle s’élevait, les problèmes augmentaient. Les Forces du royaume devaient acquérir chaque fois plus de ressources, d’animaux et d’esclaves.

Alors que le tiers des hommes continuait à travailler sur la tour, les hommes restants furent répartis entre la guerre, le transport, l’équipement, l’administration et l’artisanat.

Les années passaient et la tour s’élevait. Comme l’effort s’ajoute à l’effort, les pierres s’ajoutèrent aux pierres.

Et la tour continuait d’emporter vers les hauteurs toute la richesse, tout le pouvoir, toute la souffrance. Tout était comme une terre désolée qui ne reçoit pas l’eau s’évaporant des mers, parce que la sécheresse sévit.

Alors les sages expliquèrent au prince les conséquences qu’entraînerait le monstrueux projet, mais on les fit taire...

Ainsi, la tour grandissait, mais grandissait aussi avec elle l’orgueil du souverain et des sujets, jusqu’au jour où ils dirent :

- «Cette tour, qui nous vaudra le respect et la soumission de toutes les nations, requiert que ses constructeurs soient à la hauteur de tant de mérites. Par conséquent, les ordres des ingénieurs, des architectes, des maîtres tailleurs et de ceux qui dirigent la montée des pierres doivent être donnés selon une hiérarchie, et à partir du niveau de la tour qui correspond à leur dignité».

Il arriva alors que tous voulurent diriger à partir de la dernière section de la rampe. Seulement, ils étaient si loin de la terre que, même en criant, ceux qui étaient en bas les entendaient mal. Pour comble, les ordres des uns s’opposaient aux ordres des autres. C’est ainsi que certains montaient du mortier au lieu de monter des leviers et que d’autres réparaient des outils alors qu’il n’y avait personne pour les emporter.

Finalement, la construction commença à devenir irrégulière ; les cordes se coupaient sur les parties saillantes et des poulies et des paniers tombaient. A certains endroits, il y avait trop de ciment et à d’autres, il en manquait. A la fin de ce chaos, la tour était une somme d’erreurs et s’inclinait dangereusement. La folie des constructeurs fut telle que, à force de continuer à charger l’ouvrage de la sorte, les fondations finirent par céder et il s’écroula, entraînant avec lui depuis le haut des cieux jusqu’au plus bas de la terre, les dirigeants des travaux. Alors les sages se réunirent et dirent : -  «Profitons du matériel pour faire quelque chose d’utile. Disposons tout pour que quelque bénéfice revienne à notre peuple».

Et c’est ainsi que les eaux furent capturées et menées vers de lointains lieux de culture, les demeures des populations furent consolidées et les murailles furent construites pour la défense et non pour l’attaque.

Tout fut mis en œuvre pour le bénéfice du peuple, et celui-ci travailla, vivant en paix avec lui-même et en amitié avec ses voisins.

Questions :

1. Qu’est-ce qu’un acte contradictoire ? Qu’est-ce qu’un acte unitif ?

2. Décrire un acte unitif  que j’ai accompli.

3. Décrire le prochain acte unitif que je vais faire

Le principe de proportion - 4

 Les choses sont bien lorsqu'elles marchent ensemble et non isolement

Cela signifie que si, poussés par un objectif, nous déréglons toute notre vie, l’obtention du résultat recherché sera soumise à de nombreux accidents, et même s’il est effectivement obtenu, il aura des conséquences amères. 

Si pour obtenir de l’argent ou du prestige, nous déréglons notre santé, nous sacrifions les personnes qui nous sont chères, nous délaissons d’autres valeurs, etc., il est possible que les accidents qui surgissent soient tels que nous n’obtenions pas le résultat recherché. Dans d’autres cas, il se peut que nous obtenions le résultat recherché, mais nous n’aurons plus la santé pour en jouir, ni des êtres chers avec qui partager, ni d’autres valeurs qui nous donnent un sens.

 «Les choses sont bien lorsqu’elles marchent ensemble», et il en est ainsi parce que notre vie est un ensemble qui requiert un équilibre et un développement approprié, non partiel. Encore qu’il y ait des choses plus importantes que d’autres, chaque personne devrait avoir une véritable échelle de valeurs afin que ce qui est primaire, secondaire, tertiaire, puisse être accompli suivant la proportion. La force appliquée à chaque chose, selon l’importance fixée, les ferait marcher toutes en un ensemble véritable.


Conte

Quatre magiciens vivaient en amitié, trois d’entre eux avaient acquis des connaissances très poussées mais manquaient de jugement ; l’autre haïssait l’instruction mais son raisonnement était excellent.

Un des magiciens dit : -  «A quoi sert la raison sans connaissance ? Elle permet de connaître ce qui est bon et ce qui est mauvais mais non pas de savoir faire telle ou telle autre».

Pour illustrer ce qui venait d’être dit, le plus jeune commenta :

- «Nous devons être à Persépolis demain, mais il y a une longue distance jusque là-bas, si longue que nos chameaux ne pourront pas la couvrir en un jour ; mais grâce à notre instruction nous pourrons le faire».

Ils demandèrent alors au magicien sensé d’approcher un des chameaux. Un des magiciens lui étira alors les pattes jusqu’à la hauteur d’une maison du silence, l’autre lui agrandit son dos pour que chacun puise avoir une bosse pour s’asseoir, et le magicien restant se chargea de lui donner un cou assez long pour qu’il puisse apercevoir à distance n’importe quel point intéressant.

Le matin suivant, seulement trois magiciens montèrent sur le chameau car le magicien sensé dit : - «Il vaut mieux être trois que quatre quand les problèmes s’accumulent».

Et les trois magiciens montèrent, se riant du peureux. La course commença à grande vitesse mais, en peu de temps, il n’y eut plus assez d’eau pour étancher la soif d’un pareil animal. Pour comble de malheur, les violents tourbillons de sable frappaient la très haute tête de l’énorme monstre, de sorte qu’au lieu de la dresser, il devait la porter tel un serpent qui court rapidement derrière sa proie.

Ainsi, affaibli et déséquilibré par la position anormale de son cou, le chameau finit par tomber comme une tour aux fondations défectueuses.

Le retour des magiciens fut triste, mais heureusement, le magicien sensé les attendait pour les réconforter. Quoi qu’il en fût, ils n’arrivèrent pas à temps à l’endroit voulu et ne firent pas affaire.

Un autre jour, les trois magiciens trouvèrent un animal mort et voulant prouver au sensé l’utilité des connaissances, ils dirent : - «Allons, faisons quelque chose pour ce pauvre lion mort. Mais d’abord, mettons-nous tous d’accord pour que toutes les parties coïncident bien dans un ensemble raisonnable, car dans l’affaire du chameau, il y eut de l’habileté de la part de chacun mais non de la part de tous les trois ensemble».

Le premier dit alors  «Je sais comment rassembler le squelette».

Le second dit : «Je peux fournir peau, chair et sang».

Le troisième dit : «Je peux lui donner la vie».

Alors, le premier rassembla le squelette, le second fournit peau, chair et sang. Et pendant que le troisième essayait de lui donner vie, le magicien sensé lui déconseilla de le faire, disant : «C’est un lion, si tu lui donnes la vie, il tuera chacun de nous».

- «Simplet» lui dit ce dernier - «c’est moi qui vais réduire ton bon jugement à néant».

- «Dans ce cas», -fut la réponse- attends un moment, le temps que je grimpe à cet arbre tout approprié».

Quand il l’eut fait, l’autre donna vie au lion. Celui-ci se leva et tua les trois magiciens. Puis, lorsque le lion fut parti, le magicien sensé descendit de l’arbre et rentra chez lui.


Questions :

1.Que signifie ce principe, pour moi ?

2. A quelle situation concrète de ma vie quotidienne pourrais-je l’appliquer et comment ?

Bonheur et plaisir

Etre heureux... pendant un court instant c'est ce que l'on ressent dans toute activité plaisante. Le plaisir de l'instant, meurt dans l'instant. En revanche, l'état de bonheur, aussi petit soit-il, s'il se prolonge dans le temps, il augmente. Cela est possible si un tel état est orienté par un sens de vie et non par un acte qui meurt immédiatement.

Le plaisir n'est pas nuisible en soi, mais il est éphémère. C'est agréable sur le moment, mais  ne donne pas un fondement à la vie.

Il faut évaluer si notre vie devient plus pleine ou plus vide au fil du temps. On verra alors si le bonheur augmente ou diminue. 

Mais comment le savoir ? En comparant les moments, de manière équitable. Si mes bons moments actuels sont inférieurs à ceux d'une autre époque, quelque chose ne va pas. S'ils sont meilleurs, je suis sur la bonne voie. Il faut aussi savoir comparer les aspects négatifs. Si mes mauvais moments actuels sont pires que les mauvais moments d'une autre époque, alors quelque chose ne va pas. Si, par contre, ces mauvais moments ne m'affectent pas comme c'était le cas auparavant, alors j'avance et je grandis internement.

Au fur et à mesure qu'un nouveau sens oriente la vie, la comparaison avec les moments positifs et négatifs précédents laisse un équilibre favorable. Quoi que je fasse, si la balance n'est pas favorable, il est clair que je vis de fausses solutions qui me conduiront tôt ou tard au non-sens.

Principe d'action non-violente N°11

Principe 11

Peu importe dans quel camp t'ont placé les événements : ce qui importe, c'est que tu comprennes que tu n'a choisi aucun camp 



Pratiques de relaxation

Les pratiques de relaxation mènent à la diminution des tensions musculaires externes, internes et mentales.  Par conséquent, elles permettent l'allègement de la fatigue, l'augmentation de la concentration et facilitent la souplesse dans les activités quotidiennes.


 

RECOMMANDATIONS :

 1. Si possible, réservez-vous une demi-heure chaque week-end, et pendant ce temps pratiquez plusieurs fois une seule leçon. C'est la meilleure façon de procéder.

 2. Appliquez ce que vous avez appris dans chaque leçon lors des situations quotidiennes qui vous créent : angoisse, peur, colère, anxiété ou gêne en général.

N° 1 RELAXATION PHYSIQUE EXTERNE

Avant de commencer cette pratique qui est à la base de toute autre, il est nécessaire de connaître les points du corps qui sont les plus tendus.

Quels sont en ce moment les points de tension que vous pouvez remarquer dans votre corps?

Observez votre corps et découvrez ces points de tension: peut-être le cou, peut-être les épaules, peut-être certains muscles de la poitrine ou du ventre ?

Pour relâcher ces points de tension permanente, vous devez tout d'abord commencer par les observer.

A présent, prêtez attention à votre poitrine, à votre ventre, à votre nuque. Prêtez aussi attention à vos épaules, et lorsque vous rencontrez une tension musculaire, n'essayez pas de la relâcher mais au contraire de l'accentuer. C'est-à-dire, essayez de tendre avec plus de force les muscles déjà tendus, les muscles du cou, les muscles des épaules, les muscles de la poitrine ou ceux du ventre. Commencez donc par augmenter fortement les points de tension que vous rencontrez. Et après quelques instants, relâchez subitement la tension que vous avez accentuée. Essayez une fois, deux fois, trois fois. Tendez fortement les points de tension pendant un bref moment puis relâchez-les subitement.

Vous êtes arrivé ainsi à relâcher les muscles les plus tendus, vous l'avez appris en faisant l'inverse de ce que vous supposiez, c'est-à-dire en tendant davantage pour ensuite relâcher.

Une fois cette technique maitrisée, vous allez sentir symétriquement différentes parties de votre corps.

Commencez par sentir votre tête, le cuir chevelu, les muscles faciaux, la mâchoire. Ensuite, sentez les deux yeux en même temps, les deux côtés du nez, prêtez attention aux commissures des lèvres, à vos deux joues, et descendez mentalement des deux côtés de votre cou, prêtez attention à vos deux épaules puis, peu à peu, descendez par les bras, les avant bras et les mains jusqu'à ce que toutes ces parties se trouvent complètement assouplies, bien relâchées.

Revenez à votre tête et réalisez le même exercice, mais maintenant, descendez par l'avant du corps, par les deux muscles pectoraux, ensuite par l'abdomen. Descendez symétriquement par l'avant comme si vous suiviez deux lignes imaginaires. Vous arrivez au bas ventre. Là, tout doit se trouver entièrement relâché.

Reprenez maintenant depuis le début, revenez mentalement à votre tête mais cette fois, commencez à descendre par la nuque. A présent, vous descendez en suivant deux lignes symétriques qui, partant de la nuque, passent par les épaules, puis par les omoplates. Descendez symétriquement le long du dos, jusqu'aux muscles fessiers, continuez par les deux jambes et poursuivez progressivement jusqu'à la pointe des pieds.

A la fin de cet exercice, et lorsque vous le maitriserez, vous devrez expérimenter une bonne relaxation musculaire externe. 

N° 2 RELAXATION PHYSIQUE INTERNE

 Souvenez-vous de la leçon précédente et effectuez tous les déplacements indiqués, en la répétant plusieurs fois jusqu'à ce que vous ayez le registre d'un bon maniement de la technique en question. Faire en sorte d'effectuer le relax chaque fois plus rapidement, sans pour cela diminuer la profondeur de la relaxation, est d'une bonne aide.

Evidemment, il est plus important que vous maitrisiez la relaxation des muscles faciaux, des muscles du cou et de la nuque et des muscles du tronc en général. Il est secondaire de maitriser la relaxation des bras et des jambes. Habituellement, on pense d'une autre manière et ceci fait perdre un temps considérable aux pratiquants.

Souvenez-vous que votre tête, votre cou et votre nuque, votre visage et bien sûr votre tronc dans son ensemble sont plus importants que les membres.

Maintenant nous allons aborder la relaxation interne.

Reprenez votre tête comme référence. Sentez vos yeux, sentez fortement les globes oculaires, les muscles qui entourent les deux yeux. A présent, sentez vos deux yeux par l'intérieur simultanément. Vous expérimentez la sensation intérieure et symétrique des deux yeux, puis en allant vers l'intérieur de la tête, relâchez vos yeux, relâchez-les complètement.

A présent vous éprouvez une sensation de chute à l'intérieur de la tête, vous vous laissez glisser à l'intérieur et vous vous relaxez complètement.

Maintenez cette sensation de chute et continuez par une sorte de tube vers les poumons. Vous sentez symétriquement les poumons par l'intérieur et vous les détendez. Vous continuez à descendre intérieurement par l'abdomen, en relaxant toutes vos tensions internes. Continuez à descendre et sentez intérieurement votre ventre, relâchez-le en profondeur, continuez jusqu'au bas ventre, laissant l'intérieur de votre corps dans une relaxation parfaite.

Comme vous pouvez le vérifier dans ce deuxième type de relaxation, nous n'avons pas tenu compte des bras et des jambes. On part des yeux vers l'intérieur de la tête et l'on descend comme si l'on chutait définitivement vers la base du tronc.

Pratiquez plusieurs fois cet exercice en vérifiant à la fin si certains muscles extérieurs sont encore tendus. Les muscles externes doivent être restés parfaitement relaxés.

Vous devez également avoir obtenu une bonne relaxation interne. Cela vous permettra d'avancer vers les exercices suivants qui sont un peu plus complexes.

N° 3 RELAXATION MENTALE

Pratiquez de nouveau la leçon n°2 et faites en sorte de ne pas vous arrêter davantage sur un point que sur un autre. Répétez, en essayant de rendre vos déplacements intérieurs plus rapides, sans perdre en profondeur. Si vous croyez dominer les exercices, préparez-vous à avancer.

Dans cette leçon nous travaillerons la relaxation mentale.

Sentez de nouveau votre tête. Là, se trouve le cuir chevelu, plus bas se trouve le crâne. Commencez par sentir votre cerveau par l'intérieur, sentez votre cerveau comme s'il se trouvait tendu.

Assouplissez cette tension vers l'intérieur de votre cerveau et vers le bas, comme si la relaxation descendait.

Concentrez-vous, abaissez la tension, comme si la partie supérieure de votre cerveau devenait toujours plus douce, plus agréable, en descendant toujours, en descendant vers le centre de votre cerveau, un peu plus bas que le centre, beaucoup plus bas, pour devenir quelque chose de plus en plus cotonneux, plus doux, plus tiède. Répétez plusieurs fois cet exercice, jusqu'à en acquérir la maitrise progressivement.

Les attributs du guide intérieur


SAGESSE

Ce guide est un sage de l'âme humaine, ce n'est pas la sagesse d'un leader politique, ou  d'un scientifique, il n'est pas un spécialiste ; ce Guide ne fait pas de grands discours sur des sujets spécifiques, il n'est pas un orateur de masse, c'est un sage de l'âme humaine et il oriente les paysages humains. Ce Guide est un sage de l'âme humaine, dans ce que les gens ressentent, dans la compréhension des faits et des besoins humains. 


BONTE

Ce guide, là où il voit de grands troubles, des conflits, va développer la compréhension et la tolérance. Face à des conflits ou des problèmes, il donnera des outils pour les corriger et donner une orientation, et non pour punir ou juger pour des "péchés commis". Là où il y a des problèmes, les responsabilités sont établies pour les résoudre et non pas pour "culpabiliser et punir". 


FORCE

Ce Guide puise sa force dans sa conviction dans le rejet de la violence et de la discrimination, dans sa certitude d'expérience que la configuration générale de cette société et ses valeurs sont totalement fausses. Il puise également sa force dans sa foi inébranlable que la société avec ses valeurs imposées peut être changée. De cette double conviction naît sa foi et sa foi organise les idées et non l'inverse.

A notre ami Jeeva

 



Notre ami Jeeva qui participait dans notre communauté du message depuis plusieurs années, s'est envolé vers d'autres espaces ce mercredi, le jour même où nous faisons habituellement nos cérémonies.

Jeeva était le voisin de Michel et aussi son ami, il était très aimé par nous tous et par toutes les personnes qui ont eu la chance de le rencontrer.

Sa présence raffinée et élégante dans notre petite salle était douce et attentionnée. A chaque fois il nous amenait des petites choses à grignoter qu'il avait soigneusement choisies pour nous faire découvrir quelques spécialités sri-lankaises et végétariennes.

Jeeva nous a apporté sa sensibilité profonde et élevée qui émanait sans doute de sa culture spirituelle sri-lankaise et de sa grande ouverture envers toutes les spiritualités auxquelles il s'intéressait sans préjugé aucun. Nous avons ainsi appris que les mots pour décrire les expériences lumineuses et profondes, certes peuvent être différents, mais ils ont une source commune et c'est cela qui nous relie.

Toujours avec le sourire, la joie et la curiosité d'un enfant, Jeeva nous a imprégnés, tout comme son parfum délicat qu'il portait toujours, de sa sagesse millénaire, de sa foi dans la vie et dans le futur.

Son départ soudain, tel un rapt imprévu, nous a surpris mais en même temps ca ne pouvait pas en être autrement. Jeeva était déjà prêt depuis longtemps à ce passage qui, sans doute l'a rapproché encore plus de la source dont il aimait tant parler, la source de toute chose, la source divine, la lumière.

Nous continuerons de lui envoyer de la lumière et de l'amour, nous continuerons à envoyer du bien être à ses êtres chers, sa femme, sa fille, ses petites filles. Et lui, de son coté, il continuera à sourire et à danser dans la plus belle des lumières nous rappelant que tout a un sens.

Merci Jeeva.

Principe d'action non-violente N° 3

Principe  3



Ne t'oppose pas à une grande force, recule jusqu'à ce qu'elle s’affaiblisse ; alors, avance avec résolution


Le principe d’action et de réaction - 2

Lorsque tu forces quelque chose vers un but tu produis le contraire


Ce principe montre que les personnes et les choses ont des comportements déterminés qui opposent des résistances ou qui facilitent nos projets si nous agissons comme il convient. Lorsque, mus par des intentions irrationnelles nous forçons quelque chose contre son propre comportement, nous pouvons observer que celle-ci cède devant nos exigences, mais la conséquence, à plus ou moins longue échéance se traduira par des effets différents de ceux que nous voulions obtenir. L’être humain est forgeur d’événements, il donne une direction aux choses, il tend à planifier et à accomplir des projets. En somme, il se dirige vers des buts. La question est, cependant : Comment s’achemine-t-il vers ses buts ? Quel moyen adopte-t-il pour faire comprendre à une autre  personne la solution au problème qu’elle lui pose : la force ou la persuasion ? S’il la force, tôt ou tard il y aura une réaction ; s’il la persuade, tôt ou tard, les choses s’additionneront.

Bien des personnes pensent que «la fin justifie les moyens» et elles agissent en forçant tout ce qui les entoure, obtenant souvent des résultats probants. Dans ce cas, la difficulté vient ensuite. Le but a été atteint, mais on ne peut pas le maintenir longtemps.

 Le principe que nous commentons fait allusion à deux situations différentes. Dans l’une, le but recherché est atteint mais les conséquences sont opposées à ce qui est attendu. Dans l’autre, l’action de forcer des situations provoque un «rebond» défavorable. Nous traiterons ces deux cas avec une légende et un enseignement. Voyons le premier exemple :

 

1er Conte

-Le vieux Sileno était un satyre (moitié bouc et moitié homme) qui conseillait savamment Dionysos (Dieu du Vin). Son esprit était profond et judicieux, mais était dissimulé sous une apparence grotesque.

Un jour, en raison de son aspect, il fut capturé pendant son sommeil par quelques paysans. Ceux-ci, fiers de leur prise, amenèrent Sileno enchaîné devant le roi du lieu, nommé Midas.

Midas reconnut la nature du satyre et, après l’avoir libéré, organisa de grandes fêtes en son honneur, le priant de pardonner aux paysans leur erreur. Le sage Sileno accorda son pardon et voulut, en plus, récompenser le pieu esprit du roi.

- «Demande ce que tu désires et je te l’accorderai- dit Sileno- mais sois raisonnable car ce que je donne, je ne peux le retirer ensuite».

Alors Midas  demanda au satyre ce qu’il avait désiré toute sa vie. Il demanda de pouvoir convertir en or tout ce qu’il toucherait, s’expliquant en ces mots : - «Mon royaume est pauvre mais les gens y sont bons et unis. Si j’étais riche, le bonheur scellerait tant d’efforts et tant de privations, tout le monde bénéficierait du don de son roi bien-aimé».

Sileno accorda à Midas ce qu’il souhaitait et disparut.

Immédiatement, les vêtements qui étaient en contact avec le corps du roi se convertirent en or. Alors Midas commença à parcourir ses domaines et à transformer en or les maisons des paysans, leurs étangs, leurs cultures et leurs animaux devant l’étonnement et le remerciement général.

Mais de retour au palais, cette nuit-là, une clameur plaintive monta jusqu’à lui... Ses sujets arrivaient avec des requêtes de plus en plus nombreuses.

- «Je ne peux traire mes chèvres en or !  -dit quelqu’un, et ma famille se trouvera sans lait et sans viande».

- «Les cultures ne donneront pas de fruits !» crièrent d’autres.

Et c’est ainsi que parvinrent jusqu’au roi toutes sortes de lamentations. Midas, réfléchissant à la solution du problème, se versa  du vin et porta à sa bouche différents aliments et fruits. Tout se transforma en or et il n’y eut plus ni liquide, ni aliment qu’il pût avaler.

Dans ces circonstances, sa femme vint le réconforter en le caressant, mais immédiatement elle fut transformée en la plus belle des statues d’or.

Midas fit pénitence en invoquant Dionysos afin qu’il rompe le sortilège de Sileno ; et le bon dieu fit revenir les choses à leur état premier.

L’or disparut en fumée, les chèvres redevinrent chèvres, les étangs recommencèrent à contenir les eaux, les cultures s’agitèrent au vent et la femme du roi sortit de son rêve d’or.

Midas put alors manger et boire et remercia avec son peuple le dieu de leur avoir accordé la pauvreté.

Voyons à présent l’enseignement concernant le «rebond» de l’action :


Le principe d'adaptation - 1

Aller contre l’évolution des choses, c’est aller contre soi-même

Ce principe montre que lorsque l’on connaît à l’avance le dénouement d’un événement, l’attitude correcte est de l’accepter avec la plus grande profondeur possible, en essayant de tirer avantage, même de ce qui est défavorable. En examinant des moments de la vie dans lesquels nous n’avions pas connaissance de ce principe et avons, de ce fait, agit à l’inverse, nous aurons une illustration juste de la signification de ce principe. Il sera encore plus intéressant de réfléchir sur le moment que nous vivons et d’étudier les conséquences de souffrance pour nous et pour nos proches au cas où nous ne  tiendrions pas compte de ce principe. 

Nous expliquons que les choses auxquelles nous ne devons pas nous opposer sont celles qui ont un caractère inévitable. Si l’être humain avait cru, par exemple, que les maladies étaient inévitables, la science médicale n’aurait jamais progressé. Grâce à la nécessité de résoudre les problèmes et à la possibilité de le faire, l’humanité progresse. Si une personne reste seule dans le désert, est-il inévitable qu’elle meure ? Cette personne s’efforcera des trouver des issues à sa situation et, en effet, elle trouvera une oasis, ou bien elle sera elle-même retrouvée plus facilement si elle a utilisé tous les moyens possibles pour être vue à distance. Ce principe, pour pouvoir être correctement appliqué, se réfère donc à la situation qui est inévitable. Quant à la fable qui illustre ce principe, nous pouvons la raconter ainsi :

 Conte

Dans un petit lac vivait une tortue appelée «Cou de Tortue», qui avait pour amies deux oies sauvages. Vint alors une sécheresse de douze années qui fit réfléchir les oies : « Le lac s’asséchera, nous devons chercher un autre point d’eau. Toutefois, nous devons dire au revoir à notre amie «Cou de Tortue ». Lorsqu’elles firent part de leur décision à la tortue, celle-ci leur dit :

-«J’habite ces lieux et je pourrai toujours trouver de l’eau, mais vous, vous n’en auriez pas suffisamment, je comprends très bien votre départ. Cependant, j’aurais une vie ennuyeuse. Nous devons donc partir ensemble».

- « Nous ne pouvons pas t’emmener avec nous, tu es une créature sans ailes. »

- «Mais, -continua la tortue-, il y a un recours possible. Apportez donc un morceau de bois».

Les oies apportèrent un morceau de bois et la tortue prit le bâton en son milieu avec ses mâchoires et dit :

- «Maintenant, tenez-le fermement avec le  bec, chacune d’un côté, et envolez-vous et voyagez régulièrement dans les hauteurs, jusqu’à ce que vous découvriez un autre lieu désirable où nous pourrons vivre toutes les trois ensemble».

Mais les oies rétorquèrent :

- «Il y a deux obstacles à ce joli plan. D’abord tu n’as pas besoin de t’en aller, alors que pour nous, c’est une question de vie ou de mort ; Le bâton et ton poids mettront notre vol et ta vie en péril. De plus, si selon ton habitude, tu te mettais à parler, tu perdrais la vie».

- «Oh ! -dit la tortue- vous avez besoin d’eau et moi de votre compagnie, nous sommes donc dans la même situation. Quant à ma conversation, dès maintenant, je fais vœu de silence ; je me tairai tant que nous serons dans l’air».

Les amies mirent le plan à exécution, mais, alors qu’elles emmenaient laborieusement la tortue au-dessus d’une ville voisine, les habitants en bas remarquèrent quelque chose et un murmure confus s’éleva quand ils se demandèrent :

- «Qu’est-ce donc cet objet semblable à un chariot, que deux oiseaux emmènent dans l’espace, c’est peut-être un maharadjah ou quelque autre être puissant ?»

La tortue, se souvenant des pierres que les enfants jetaient sur elle dans le lac, voulut montrer au peuple que maintenant elle volait et s’écria orgueilleusement :

- «C’est moi, Cou de Tortue !»

A peine eut-elle prononcé ces mots que la pauvre lâcha le bâton et tomba à terre. Et les gens qui convoitaient sa chair, la coupèrent en morceaux et la mangèrent...

 

Questions :

1.   Dans quelle situation de ma vie actuelle ce principe pourrait-il m’être utile ?

2.   Comment pourrais-je l’appliquer ?



A mon frère du futur 

C’est toi qui donnes sens à mon existence, toi qui m’insuffles l’inspiration. 

Et c’est grâce au Message de Silo que le futur s’est éclairé et que j’ai pu t’apercevoir. Car à l’époque où est né le Message de Silo, le futur semblait avoir disparu et le présent était devenu une longue nuit. 

Permets-moi de te faire un témoignage simple et de cœur, de comment le Message de Silo a converti ma vie. Le Message de Silo s’est insinué de façon si douce dans ma vie que tout d’abord je ne l’ai pas reconnu.  Le message de Silo a une infinité de facettes, de portes d’entrée vers des expériences profondes, mais je vais en évoquer deux, celles qui ont été les plus importantes pour moi. Il s’agit de la demande et de la cérémonie de bien-être. 

La demande 

Cela permet de convertir n’importe quelle situation difficile. La demande est entendue pourvu qu’elle parte d’une profonde nécessité. J’affirme que ceci est valable pour tous les êtres humains quelque soit l’époque. Car tout être humain face à la maladie ou à la souffrance d’un être très cher, lance une clameur qui résonne au plus profond de l’espace intérieur et trouve une réponse. La demande est la chose la plus accessible que Silo nous a laissé et c’est peut-être pour cela qu’elle m’a accompagné jusqu’à présent. Mais qu’elle soit simple ne veut pas dire qu’elle ne soit pas profonde. Au contraire la demande peut nous amener à prendre « contact avec le Profond du mental humain, une profondeur insondable où l’espace est infini et le temps éternel ». 

Après avoir fait une demande j’en ressors tellement bien que je n’ai qu’une envie : remercier. En cela la demande et le remerciement sont liés, comme s’il s’agissait d’un même espace intérieur. C’est l’espace des demandes et des remerciements, un espace où l’on se sent bien. Je peux y être même au milieu du monde car la demande et le remerciement peuvent se faire en tout lieu et à tout moment. Alors je me sens proche des autres tout en me sentant accompagné de l’intérieur par une présence protectrice. 

« À un moment donné du jour ou de la nuit, inspire une bouffée d’air et imagine que tu amènes cet air à ton cœur. Alors, demande avec force pour toi et pour tes êtres les plus chers. Demande avec force, pour t’éloigner de tout ce qui t’apporte confusion et contradiction ; demande, afin que ta vie ait de l’unité. Ne dédie pas beaucoup de temps à cette brève oraison, à cette brève demande, parce qu’il te suffira d’interrompre un seul instant le cours de ta vie pour que, dans le contact avec ton intérieur, s’éclaircissent tes sentiments et tes idées. » Silo 4 mai 2005 


La cérémonie de bien-être

Cette cérémonie reste un mystère pour moi. Participer d’une cérémonie de bien-être c’est entrer dans l’espace de l’affection pure. C’est une rencontre avec les autres participants et les êtres qui leur sont chers. Lorsque chacun les évoque, le sentiment affectif s’élève. Tout s'unifie, se réconcilie. Les liens qui nous unissent à eux sont sacrés, atemporels et ils sont une entrée vers les profondeurs de la conscience. La seconde partie de la cérémonie donne la possibilité d'expérimenter qu'il n'y a pas de séparation entre ce monde et les autres espaces, les autres temps. A la fin de la cérémonie nous nous sentons unis, immergés dans ce courant de bienêtre, entouré d’un silence réconfortant et les cœurs comblés. Elle est une porte ouverte vers l’expérience de l’amour, de la paix et de la joie chaleureuse. C’est une entrée vers les espaces sacrés. Avec le temps je me suis rendu compte à quel point cette atmosphère affective qui nous unit à la fin de la cérémonie, est sacrée. Elle nous permet d’entrer dans un monde de significations profondes, de capter cette Intention qui se manifeste à travers tout ce qui vit. En moi une Intention profonde se sert de ce monde et de cette vie pour me catapulter vers l'Infini. Je la perçois comme une substance qui unit tous les êtres. C’est en nous tous, cette lumière est en nous tous. C’est la « révélation intérieure à laquelle parvient celui qui, soigneusement, médite en une humble recherche ». (Silo, dans Le Message de Silo)

Mon frère, 
Toi qui peuple les galaxies lointaines
Toi qui a vaincu la douleur et la souffrance
Toi qui sais dès ta naissance que tu es immortel
Toi qui sais que l’autre est divin.
Je suis certain que tu me regardes avec une grande compassion, car j’ai déjà cru sentir la douce chaleur de ton regard plein de compassion envers moi et je me suis senti aimé. Certainement dans le Profond nous nous sommes déjà rencontrés.  

Principe d'action non-violente N°7

Principe N° 7

Si tu poursuis un but tu t'enchaînes
à la souffrance, si tout ce que tu fais
tu l'accomplis comme un but en soi
tu te libères



Le jeu des principes de la non-violence

Ça y est ! On l'a testé hier soir lors d'une soirée à la petite salle de méditation.

Réflexions, rires, danses, dessins et autres poèmes... 

Test réussi ... on réutilisera ce jeu à d'autres occasions


 








Principe d'action non-violente N°5


Si pour toi le jour et la nuit, 

l'été et l'hiver sont bien, 

tu as dépassé les contradictions



Une très bonne atmosphère

L'anniversaire de la petite salle

Un an de présence dans le quartier, des moments partagés avec des amis, des cérémonies, des ateliers et des moments conviviaux.

La petite salle est devenue un lieu de référence où se ressourcer et s'inspirer, aussi un lieu de passage pour les nombreux visiteurs étrangers et de province.









 

Élévation des demandes












Repas amical

Repas amical
ouvert à tous 

à la Petite Salle
1 rue Barbanègre 


Samedi 3 décembre
à partir de 19h
 
Prix : 10€ ou plus si vous souhaitez soutenir nos activités :-)
 
 

Etude sur un thème :


Etude sur un thème


Des après-midis de discussion ouverte à tous




Thème du jour : La réconciliation

Se réconcilier n'est pas oublier ni pardonner, c'est reconnaître tout ce qui
s'est passé et c'est se proposer de sortir du cercle du ressentiment.
(Silo, discours du 5 mai 2007)

 

Dimanche 11 décembre, de 15h à 18h

 


 


Déroulement :


  • Lecture d’un document en ensemble
  • Tour de table : chacun à son tour donne son point de vue sur le thème.
  • Recommandation : Puisqu'il s’agit d’une échange, on recommande une attitude d'ouverture et de respect envers le point de vue de l’autre.

Informations et inscriptions : 06.45.38.16.12


Echanges libres sur un thème : L'échec



Echanges libres sur un thème

Des après-midis de discussion ouverte à tous


Dimanche 20 novembre, de 15h à 18h

Aujourd’hui :   L'échec


"Nous avons échoué… mais nous insistons !  Nous avons échoué et nous continuerons d´échouer encore mille et une fois car nous chevauchons sur les ailes d’un oiseau appelé « tentative » qui vole au-dessus des frustrations, des faiblesses et des petitesses." Silo, introduction du discours du 4 mai 2004

Informations au 06.45.38.16.12