Griboullis collectif à la Petite Salle

Désir vif, en moi, de dialoguer avec l'Autre mais dans le respect de son trait, de son dessin.
Accompagner l'Autre ; renforcer une ligne en la rendant plus évidente, en la mettant en valeur par une autre couleur.
Je ne superpose pas des couleurs, mais rajoute des petites touches colorées ou blanches aux traits déjà posés sur le papier.
Soudain, Claudia gribouille des lignes fines et arrondies (en noir) par dessus toute une zone élargie. Elle le fait avec un plaisir d'enfant. Elle semble jouer avec l'espace, les lignes tracées deviennent belles mais si discrètes qu'elles se mêlent harmonieusement au reste.
Mais la révélation fût pour moi lorsqu'elle fit cela : wahou... quelle liberté ! Elle a osé ce que moi je ne m'autorisait pas.
Du coup, je me rappelle le gribouillis de Paola : elle avait chiffonné sa grande feuille noire et joué ainsi avec cet espace "accidenté". Et elle avait été la seule à oser le faire.
Et cela me revient avec force : ça m'aide à comprendre combien je n'ose pas, combien je ne m'autorise pas. Et je sens cela comme un grand pas d'évolution à faire et qui me concerne profondément : vivre pleinement, oser les choses, oser les gestes, ne pas attendre : y aller ; aller au-delà des directives ou des propositions ; débrider ma curiosité et mon imagination ; regarder les choses autrement.
Envie de partager avec vous une petite chose écrite du gribouillis collectif.
Nadège




 

 

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